28 janvier 2009
Première bonne résolution
La galère ! Cette hospitalisation m'aura couté 12 kg supplémentaire depuis le mois d'octobre ! Une véritable horreur !!! Je n'ai qu'une envie c'est de reperdre tout ça en vitesse mais ça risque de prendre un peu de temps évidemment, surtout que les antidépesseurs et les anxiolitique ne m'aident pas et qu'il n'est pas question de les arrêter tout de suite. En tout cas il est hors d question que je reste comme ça !
A part ça tout va bien :) Jack me manque... re- :)
Sortie définitive
Enfin de retour à la maison !!!! Je suis sortie hier définitivement ! J'espère que cette fois sera la bonne ! Je suis beaucoup plus sereine. Ces deux mois d'hospitalisatio qui m'ont semblés une éternité n'auront pas été vaint; je prends un nouveau départ, un nouvel envol, avec une façon d'aborder les choses trés différentes et ça fait du bien. je vais cohabiter encore un mois avec Lui, mais début mars j'aurai mon nouveau chez moi, une nouvelle étape à franchir mais je suis beaucoupplussereine avec ça aussi.
Merci à ceux qui ont continué de passer et qui m'ont soutenu durant ce passage plus que difficile.
25 janvier 2009
Journal de bord

Mardi 13/01 :
Le temps semble s’être arrêté. J’ai l’impression que je suis ici depuis des mois, des années. Je ne sais plus. Quand suis-je revenu, quel jour sommes nous ? Les fêtes de fin d’années me paraissent très lointaines. J’ai perdue le fil du temps. Je n’arrive à me situer que par rapport aux jours de la semaine, en fonction des activités et du menu de la cantine (qui soit dit en passant n’est pas le must niveau diététique, je mange plus équilibré chez moi…) J’ai vu mon psychiatre aujourd’hui et lui ai fait par de mon a de la semaine passée. Pas beaucoup de réaction de sa part, comme d’habitude. Peu importe et tant pis pour lui, j’avance avec la psychothérapeute. Il faut que je travaille sur ma réaction avec ma mère et sur celle avec Jack. Mais ça je dois le faire seule pour l’instant. Je n’ai parlé de Jack à personne ici. Jack qui vient me voir demain. Jack qui me soutien malgré tout. Jack qui reste présent. Il me manque. Je ne change pas. Peu importe ce qui s’est passé. Mes sentiments et les siens ne changent pas. Je crois que nous aurons toujours ce lien. Même si ça ne mène à rien. Ça ne restera qu’un rêve, notre « jardin secret »…
Mercredi 14/01 :
J’ai passé une journée magnifique !!! Essentiellement dû au ait que j’ai vu Jack. Jack mon amour, toujours. Il m’a emmené déjeuner dehors, ça fait du bien. J’ai retrouvé l chaleur de ses yeux, de ses bras, de ses lèvres. Il m’a manqué. Oui je suis là en partie à cause de ça, mais je ne peux pas changer mes sentiments d’un revers de la main. Tout est revenu dès que je l’ai aperçue. Nous n’avons passé que 2 heures ensemble mais j’étais heureuse. Il y a longtemps que je n’avais pas rie ! Et puis j’i vu mes pitchous en fin d’après midi.
C’était une très belle journée.
Vendredi 16/01 :
Gros cafard depuis hier. J’ai le manque de Jack. Nous avons reparlés de Paris, de Carry le Rouet… Presque un an. Des moments peut être trop beaux. Presque 3 ans.
Ma dernière séance de relaxation / sophrologie ici. Jack. Des ballons multicolores qui s’envolent. Des images d’un bonheur fugace. Images d’un rêve auquel nous avons croire. Un rêve révolu mais que je voudrai ne pas être totalement perdu. Malgré toutes mes bonnes résolutions, ma bonne volonté et ma résignation, une petite part de moi continue d’y croire.
Deux jours sans n’avoir rien à faire ça laisse le temps de ruminer ses idées noires. Je crois avoir trouvé la bonne voie. Celle sur laquelle je dois avancer. Je me focalisais sur autre chose mais c’est de l’esbroufe. Une fausse excuse. Il va falloir résoudre ce problème aussi mais ce ne doit pas être ma priorité, j’ai fait avec pendant 32 ans, je peux bien attendre encore un peu. Aujourd’hui je dois surtout travailler sur mes peurs de sortir. Jack, me retrouver seule, le travail. Reprendre confiance en moi.
Dimanche 18/01 :
J’ai passé un très bon week-end ! Les angoisses de jeudi et vendredi sont partis. J’ai fait plein de choses ce week-end, dont cuisiner, étendre du linge, le plier, le ranger. Ça peut paraître idiot dit comme ça vu la banalité des activités mais lorsqu’on est en période de dépression, tous ces petits gestes simples du quotidien deviennent vite des montagnes ! J’ai fait des crêpes, beaucoup discuté avec ma pitchounette. Je lui ai fait son manteau qui attendait depuis le mois de septembre. Même eux ont remarqué le changement, Pitchou m‘a dit « C’est bien maman, t’as bien travaillé » et ça c’est énorme pour moi ! J’espère que demain se passera bien, je commence à être coutumière des hauts et des bas, j’espère que cette fois je ne retomberai pas au 4ème sous sol après ces 2 jours à « hauteur respectable » !
Lundi 19/01 :
Joie ! La journée s’est très bien passée ! Sport, peinture, groupe d‘expression. Une journée bien remplie et un sentiment de bien être que je n’avais pas ressenti depuis longtemps. Je me conforte dans les objectifs que je me suis fixé, mes pitchous y sont pour beaucoup. Je ne reproduis pas le modèle de ma mère, tout va bien, j’ai envoyé ça au loin. On verra ça plus tard. Mes idées sont beaucoup plus claires. Je ne suis plus au point mort, j’avance, la route se dégage et je sors du brouillard. Je sais que j’ai pris la bonne direction.
J’aime Jack. Je me suis beaucoup torturée à cause de cette relation, de son devenir. Aujourd’hui je suis aussi beaucoup plus sereine par rapport à ça. J’en profite, je l’aborde beaucoup plus sereinement. En profiter au maximum, c’est tout, n’en garder que les bons côtés. Parce que de toute façon je ne pourrai pas avancer sans lui. Alors autant profité du souffle donné par cet amour plutôt que de le traîner comme un boulot.
Mardi 20/01 :
Jack est en déplacement, du coup j’ai pu lui parler longtemps hier soir avant de m’endormir. J’ai très bien dormie.
Gym, relaxation et modelage : journée bien remplie. Pendant ce temps je ne broie pas du noir. De toute façon j’ai avancé et aujourd’hui même quand je réfléchie je positive, et ça, c’est plutôt une bonne chose !
Un vent nouveau souffle dans mon esprit. Un vent léger. Une verte prairie. Un cerisier en fleur. Un ruisseau qui chante et des rires d’enfants. La route devient plus nette. Plus sûre. Le brouillard s’estompe et je perçois mieux les panneaux. Eviter les impasses et les routes barrées. Bientôt, j’espère, je serais sur une route sûre. Seule peut être, au moins pour un temps, mais de toute façon je sais qu’en cas de problème j’aurai toujours Lui et Jack pour m’aider. Paradoxalement aujourd’hui ce sont mes deux seuls amis. Mes seuls soutiens. Avec mes pitchous !
Mercredi 21/01 :
Baisse de régime aujourd’hui. Pas en très grande forme ce matin, un brin tristounette. Une enguelade avec une secrétaire de l’hôpital qui a du oublier où elle travaillait n’a pas arrangé les choses. J’ai évacué un peu grâce au groupe d’expression. Demain sera un autre jour.
Travail d'ergothérapie
« Le thérapeute »de Magritte.
Être prisonnier de ses propres chaînes et s’empêcher soi même d’avancer. C’est ne pas vouloir voir les portes ouvertes et les refermer sur soi, faire marche arrière par peur de l’échec. Accepter que tout ne puisse pas se résoudre en un jour. Quand un simple petit caillou sur le chemin devient une montagne et que l’on repart en arrière. Le caillou sur l route nous appelle celui que l’on a dans sa chaussure. Être capable de se rendre compte de sa blessure et l’accepter pour pouvoir passer par-dessus la montagne. Réussie à croire et accepter que l’on puisse trouver la faille dans le mur, par laquelle s’engouffrer et continuer d’avancer. Croire en soi et ne pas vouloir atteindre trop vite son but de risque de s’épuiser et de revenir au point de départ.
Lâcher prise
Inventer sa vie
Boiter / But
Essayer
Renaître
Trouver la voie
Etre
Le plus grand secret du bonheur c'est d’être bien avec soi.
Je veux une vie… (D’après Boris Vian)
Je veux une vie en forme de plume
Je veux une vie en forme de plume
Dans un océan d’étoiles
Je veux une vie en forme de macarons
Dans une boîte de n’importe quoi
Je veux une vie en forme de pomme en papier de soie
En forme de roses et de lucioles
En forme de vagues
En forme de sushis
De pompons et de tissus multicolores
De chapeaux
De chevaux de mer et de poissons du ciel
Je veux une vie en forme d’espoir
Je veux une vie en forme de toi
Et je l’ai mais ça ne suffit pas
Je ne suis jamais contente
11 janvier 2009
Sur un radeau
Depuis une éternité je n'ai pas donné de nouvelle. Raison simple, je suis retournée à l'hopital aussi vite que j'en était sorti. Il faut dire qu'on m'a un peu laché dans la nature sans suivi psy pendant 2 mois.... A ce jour je suis toujours hospitalisée et ce, depuis début décembre. Depuis ça se passe plutot bien avec Lui. Il a trouvé un nouveau travail et gére bien la situation à la maison avec les pitchous. Ma maison ne se libérera que début mars, mais puisque je suis toujours hospitalisée ça n'est pas un problème, je travail aujourd'hui dans l'optique de sortir de la clinique pour emménager là bas. Lui me soutien, et je dirai même heureusement qu'il est là ! N'empêche on se sépare quand même, ça ne change pas la situation, je sais que, au moins pour un certain temps, je ne pourrais pas revivre avec Lui. Aujourd'hui il est quasiment mon meilleur ami, faute d'être encore mon mari. Je rentre tous les week-end à la maison et ça se passe plus ou moins bien selon les semaines, signe que je ne suis pas totalement remise. Si je n'ai pas donné de nouvelle avant c'est tout simplement que je n'ai pas internet à la clinique et que je n'avais pas du tout envie d'écrire, ce qui fait pourtant aussi partie du programme de la thérapie. Je remonte donc doucement la pente même si parfois le sol est un peu glissant et que je redescends de quelques mètres.
Côté Jack... Je ne retiens qu'une chose : ne jamais croire les paroles d'un homme marié. J'ai toujours voulu me protégé de ça, mais le jour où lui s'est m'y à y croire, il a dit des choses qu'il n'aurait pas, et je me suis mise à y croire moi aussi. Quand il a repris ses esprits je suis retombé avec lui. A qui la chute à fait le plus mal, je ne sais pas trop. Du coup j'évite de penser à ça. Même s'il reste présent et que lui aussi me soutien. Une chose est sur en tout cas. Quand je sortirai et que j'emménagerai dans mon petit chez moi, je serai bel et bien seule. Si ce n'est les pitchous une semaine sur deux. Je fait l'autruche et j'occulte totalement cette phase. Je ne veux pas y penser. Il restera présent mais plus de la même façon. De toute façon a aujourd'hui la situation est la même que si nous avions arrêté notre relation, depuis ma première hospitalisation.